Parce que le besoin de donneurs se fait de plus en plus pressant, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a signé un arrêté qui élargit les critères du don du sang. Mais pas pour les homosexuels, qui constituent encore une population à risques.
(lire l’article sur rue89.com et celui sur liberation.fr
L’argument clé en faveur de cette discrimination est le suivant :
Les données épidémiologiques sont incontestables: entre 10 et 18% des gays sont contaminés, alors que ce pourcentage est de 0,2 % pour les hétérosexuels. Les situations épidémiques ne sont pas les mêmes. Il y a un risque, et ce risque est trop élevé. D’où le maintien de cette contre-indication.
Cela ne viendrait-il à l’idée de personne, qu’un homosexuel ayant des pratiques à risques n’ira pas spontanément proposer son sang, pour la simple raison qu’il sait qu’il peut être contaminé ?
S’il y avait un chiffre à mettre en avant, ne serait-ce pas le pourcentage des personnes donnant leur sang contaminé sans se douter qu’elles sont contaminées par le virus du SIDA ?
Affirmer qu’il est (nettement) plus risqué d’utiliser le sang des homosexuels, n’est ce pas supposer que ceux-ci sont moins capables que d’autres d’évaluer les risques liés à leurs pratiques ? Ne serait-on pas en train de les prendre, un tout petit peu, pour des irresponsables ?
Source de l’illustration : http://www.dondusang.net



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