• Des chercheurs de l’université de Berkeley (Californie) développent une mémoire ultra-dense à durée de vie quasi infinie.

    L’un des handicaps des systèmes d’archivage actuels, c’est leur durée de vie, trop courte. Que l’on songe aux DVD qui s’oxydent en quelques années, aux disques durs qui se détériorent aussi rapidement. D’une manière générale, plus le dispositif de stockage contient d’informations, moins il est fiable. Inversement, les systèmes à longue durée de vie contiennent peu de données, comme les blocs de pierre qui ont abrité les hiéroglyphes égyptiens pendant des milliers d’années. Mais qui voudrait graver ses photos de vacances dans du granite ?

    Des chercheurs du Laboratoire national Lawrence Berkeley et de l’Université de Californie viennent d’inventer un nouveau support qui pourrait bouleverser notre capacité d’archivage, et ôter toute inquiétude de voir les informations disparaître avec le temps.

    Le matériau créé par le physicien Alex Zettl stockerait à terme, mille milliards de bits par pouce carré, c’est à dire 1 000 000 000 000 bits dans 2,54*2,54 cm2, c’est à dire 1,6.1011 bits par cm2, c’est à dire 1,6.1011 / (8*1024*1024*1024) = 18 Go par cm2.

    18 Go par cm2 ? Intéressant, lorsque cette mémoire est garantie un milliard d’années. Mais comment cela est-il seulement envisageable ?

    En nichant une nanoparticule de fer dans un nanotube de carbone, par exemple. Suivant l’endroit où la nanoparticule est placée, l’information correspond à un 0 ou à un 1.

    La “navette”, indiquée par une flèche rouge sur le schéma ci-dessus, possède une largeur équivalent au 50 000 ème de celle d’un cheveu. Les chercheurs californiens réussissent à la faire glisser dans un nanotube, en appliquant une tension électrique à ses bornes.

    Inversement, il est aisé de lire la position de la “navette” en mesurant la résistance électrique du conducteur. Chaque “navette” code un bit, participant ainsi à une mémoire conventionnelle, de type binaire :

    Alex Zettl (cf. source) pense que cette technologie pourrait être mise sur le marché d’ici deux ans.

    Lien vers l’article de l’Université de Berkeley.

    Source des images et de la vidéo : Université de Berkeley.

    Posté par Fabulatio à 8h59

  • 5 commentaires

    WP_Modern_Notepad
    • Jn a écrit (

      Une mémoire de masse enfin solide dans le temps ! Super.

    • Tode a écrit (

      C’est cool…! Mais bon, en attendant nos disques durs sont bien fragiles et on a toujours la crainte de perdre ses données…

    • globe2010 a écrit (

      Merci, c’est une bonne nouvelle. Mais il y’a t’il une estimation pour le futur de sa commercialisation? Car en terme de photo numérique, mis à part la communication, il n’y a pas de support fiable…

    • Fabulatio a écrit (

      Globe2010 : Alex Zettl pense que cette technologie pourrait être mise sur le marché d’ici deux ans.

    • globe2010 a écrit (

      c’est du top Fabulatio. En y pensant cela fait peur sur les prix avenirs… mais aussi sur les inventions avenirs. C’est le cinéma qui va se ternir…merci à vous.

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  • Commentaires sur Le magenta n’est pas une couleur par FERRIERES 7 mars 2010
    Merci de venir m'expliquer votre consption sur la couleur a vrais dire je connais bien comme vous cette perception du cerveau sur la couleur.les origines du photon font appel à la theorie des quanta .Pour des raisons proffessionelles je me suis interesser à ce sujet.Afin de faire correspondre la theorie sur la mécanique ondulatoire on peut dire que le quantum est venue compléter le travail de Louis de BROLIE . l'imbrication de ces divereses théories permait à l'homme de se deplacer dans la conaissance de l'infini petit comme dans peulze ,les hommes de sciences sont tres prudents à cet égard .On avanceà petits pas.
  • Commentaires sur Le magenta n’est pas une couleur par William Rosco 7 mars 2010
    En réalité toutes les "couleurs" sont des créations du cerveau, dans la nature il n'y a que des particules "incolores" se déplaçant.
  • Commentaires sur Le “contact” se fait attendre par Kevin Hinault 22 février 2010
    Et apparemment je ne suis pas le seul à y avoir pensé (le contraire m'aurait étonné), extrait de l'article sur le paradoxe de fermi : "De façon plus simple, il se peut que les civilisations technologiques avancées soient multiples, mais que la distance moyenne qui les séparent les unes des autres fasse que le temps de communication entre elles, effectué à la vitesse de la lumière, soit supérieur à la durée de vie moyenne d'une civilisation. Ainsi, par exemple, si chaque civilisation est distante de l'autre d'une distance de 5 000 années-lumières, elle ne peut communiquer avec sa voisine si sa propre durée de vie (limitée par exemple par l'autodestruction nucléaire, ou l'épuisement de ses ressources naturelles lié à une incapacité de colonisation planétaire) est inférieure à 10 000 ans, temps nécessaire pour un échange simple (émission d'un message puis réception de la réponse). C'est notamment l'objet d'une communication de février 2009 sur Arxiv[2] qui suggère que s'il y avait moins de 200 civilisations intelligentes réparties de façon uniforme dans notre galaxie, elles passeraient indéfiniment inaperçues les unes des autres." source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_de_Fermi
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