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  • Facebook chercherait à occuper le terrain des cimetières virtuels… sans l’accord des familles des défunts.

    Il y a deux mois, je m’interrogeais sur la manière de faire son deuil sur Internet. Différents sites permettent de créer une tombe virtuelle (moyennant finances) et de s’y recueillir (lire l’article).

    The Consumerist a publié hier la lettre envoyée à Facebook par Stephanie Bemister, qui demande pour la deuxième fois au portail social de bien vouloir supprimer le profil de son frère décédé.

    Après son premier courrier, Facebook avait répondu avoir suivi la procédure propre aux utilisateurs décédés, en transformant sa page Facebook en mémorial, c’est à dire, il semblerait, en une sorte de tombe virtuelle (« we have memorialized this person’s account »). Les administrateurs du site avaient supprimé certaines informations « sensibles » comme le numéro de téléphone du défunt, et ôté le compte du système de recherche de Facebook.

    Mais dans leur réponse à Stephanie Bemister, ils avaient cependant précisé : « Le mur [l'endroit où l'on laisse des messages sur un compte Facebook] continue d’exister afin que les amis et la famille [du défunt] puissent laisser des commentaires à sa mémoire« .

    Facebook s’arroge donc la concession de la tombe virtuelle de ses adhérents, et c’est cela qui fait débat.

    Les amis du défunt peuvent y trouver un bénéfice, car ils pourront laisser des messages sur la « sépulture », et pourquoi pas, bientôt, y déposer des fleurs virtuelles (achetées sur le portail).

    Néanmoins l’usage, dans le cas d’une tombe réelle, veut qu’elle soit gérée par la famille proche. Les parents du défunt peuvent donc légitimement se sentir blessés si Facebook prend le contrôle de la tombe virtuelle.

    D’autant plus que Stephanie Bemister ne figure pas dans la liste des amis de son frère. Ironie du sort, il lui avait promis la veille de son décès qu’il l’inviterait à la rejoindre. Stephanie n’a aujourd’hui aucun moyen de lire, et encore moins de contrôler, ce qui est écrit sur le « mur » de son frère. Par exemple, des commentaires inappropriés ou qui pourraient nuire à sa mémoire.

    À l’inverse, les deux filles de Stephanie figurent dans la liste d’amis de leur oncle. Elles souffrent de voir sa photo apparaître sur leur page de Facebook, car cela leur rappelle leur peine à chaque visite du portail. Mais elles ne souhaitent pas ôter leur oncle de leurs listes d’amis, car cela serait définitif et les placerait dans la même situation que leur mère.

    Le problème est donc finalement assez complexe. Entre autres dernières volontés, il paraît donc assez sage de laisser à vos proches, la conduite à tenir en cas de décès. Et ne pas oublier d’ajouter à votre testament… vos identifiants de connexion.

    Mise à jour 22 février

    Suite à la publication de la lettre de Stephanie Bemister par le site The consumerist, Facebook a répondu favorablement à sa demande et a clôturé le compte de William Belister. Facebook précise que par défaut, le compte d’une personne défunte est transformée en mémorial, mais si « quelqu’un qui en a l’autorité » en fait la demande, le portail ferme alors la page de la personne décédée.

    Lire le nouvel article du Consumerist

    Posté par Fabulatio à 14h00

  • Un commentaire

    WP_Modern_Notepad
    • Elephant Gris a écrit (

      il y a des situations incroyablement tristes…
      il va falloir se faire un coffre où nous donnerons en héritage
      nos codes et mots de passe pour que nos survivants puissent gérer nos intérêts virtuels.

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