
Jill Tarter au Allen Telescope Array en Californie (cliché CNN)
Depuis une vallée perdue de la Californie du Nord, Jill Tarter continue d’écouter l’univers.
Pour cela, elle utilise 42 radiotélescopes de 6 mètres de diamètre. Si une forme d’intelligence extraterrestre essaie de nous contacter, cette scientifique de 64 ans sera sans doute la première à le savoir. D’autant que le site s’agrandira bientôt, pour accueillir un total de 350 antennes d’ici 2010, soit l’équivalent d’un unique radiotélescope de 100 mètres de diamètre.
C’est Jill Tarter qui a inspiré le personnage d’Eleanor Arroway, incarné par Jodie Foster dans le film Contact en 1997 (lire cet article - en anglais).
Grâce aux avancées technologiques dans le domaine de la radioastronomie, les scientifiques espèrent obtenir une réponse à la question de l’existence d’autres intelligences dans le cosmos, un jour ou l’autre.
Depuis que la découverte des exoplanètes (planètes extérieures à notre système solaire, en orbite autour d’autres étoiles) s’est accélérée, la question de la vie extraterrestres a ressurgi dans les discussions et dans les media.
On découvre tous les mois de nouvelles planètes extrasolaires. L’une des dernières en date, Fomahault b, a été photographiée par la Nasa en lumière visible, le 14 novembre. Elle se situe à seulement 25 années-lumière de la Terre, ce qui est très peu, sachant que notre galaxie possède un diamètre de l’ordre de 80 000 années lumière. Une planète aussi proche pourrait communiquer avec nous assez rapidement, si toutefois elle abritait des êtres capables de nous envoyer des messages : 25 ans à peine seraient nécessaires pour que nous lui fassions parvenir un signal, et 25 ans plus tard, nous pourrions espérer une réponse.

Ces délais sont toutefois assez longs, à l’échelle d’une vie d’homme. Plutôt que d’émettre des signaux vers les planètes fraîchement découvertes, et d’attendre des dizaines d’années (dans le meilleur des cas) une réponse en retour, il semble plus judicieux de guetter les émissions provenant de l’univers entier, dans toutes les directions, jusqu’à ce qu’on y décèle un message.
C’est ce que s’efforce de faire le SETI, programme américain de recherche né dans les années 1960. Si la Terre émet des ondes électromagnétiques dues aux communications terrestres (radio, tv, etc.) qui se propagent dans l’espace, c’est aussi le cas des civilisations avancées se trouvant dans d’autres systèmes solaires.
Il est donc étonnant que l’on n’ait encore rien perçu. Est-ce le signe que nous sommes isolés dans la galaxie ? Ou bien est-ce parce que nous n’utilisons pas la bonne technologie ?
En effet, les extraterrestres, s’ils existent, n’émettent pas forcément des ondes électromagnétiques pour communiquer. Ils utilisent peut-être des ondes d’un autre type, plus fiables, que nous n’avons pas encore découvertes ou que nous ne maitrisons pas suffisamment. On peut songer par exemple aux ondes gravitationnelles, que nous ne sommes pas encore en mesure de déceler, et encore moins d’émettre.
En attendant, Jill Tarter continue d’écouter, dans une vallée perdue de la Californie du Nord…








Excellent ce petit article !
En effet, je pense qu’on n’utilise pas la bonne technologie, pour la simple et bonne raison qu’il est fort possible que les ET communiquent déjà (et voyagent, mais ça c’est une autre histoire) à une vitesse supra-luminique.
http://www.mefeedia.com/entry/earth-defense-opened-question-to-ours-governments/12111899/
Ils existent c’est plus qu’une realité
“Il est donc étonnant que l’on n’ait encore rien perçu. Est-ce le signe que nous sommes isolés dans la galaxie ? Ou bien est-ce parce que nous n’utilisons pas la bonne technologie ?”
Pas si étonnant que ça, notre propre présence sur les ondes électromagnétiques représente en gros une centaine d’année. Le programme SETI lui a environ 50ans. C’est infime à l’échelle de l’univers quand des ondes mettent plusieurs centaines d’années à se déplacer.
La probabilité que l’on capte des signaux augmente d’année en année mais il faudra peut être centaines d’année sans relâche pour vraiment détecter quelque chose.
Cependant des civilisations ont pu apparaître il y a longtemps, émettre des ondes puis disparaître avant que, nous même, ne soyons capables de déceler quelque chose. Nous avons pu déjà louper cette plage de temps. Ou alors celle-ci ne nous est pas encore parvenue. De même si une civilisation ayant la même avancée technologique que nous existe actuellement, il nous faudra encore de longs siècles avant d’en percevoir la présence. Ne parlons même pas des hypothétiques civilisations futures !
On peut même imaginer que ces civilisations ont trouvé un moyen de limiter leur pollution électromagnétique ou la remplacer, ce qui réduit encore les probabilités …
Je rappel aussi que notre écoute est loin de couvrir tout ce qu’on reçoit. Le programme SETI est loin de réussir à tout décoder et analyser.
Et apparemment je ne suis pas le seul à y avoir pensé (le contraire m’aurait étonné), extrait de l’article sur le paradoxe de fermi :
“De façon plus simple, il se peut que les civilisations technologiques avancées soient multiples, mais que la distance moyenne qui les séparent les unes des autres fasse que le temps de communication entre elles, effectué à la vitesse de la lumière, soit supérieur à la durée de vie moyenne d’une civilisation. Ainsi, par exemple, si chaque civilisation est distante de l’autre d’une distance de 5 000 années-lumières, elle ne peut communiquer avec sa voisine si sa propre durée de vie (limitée par exemple par l’autodestruction nucléaire, ou l’épuisement de ses ressources naturelles lié à une incapacité de colonisation planétaire) est inférieure à 10 000 ans, temps nécessaire pour un échange simple (émission d’un message puis réception de la réponse). C’est notamment l’objet d’une communication de février 2009 sur Arxiv[2] qui suggère que s’il y avait moins de 200 civilisations intelligentes réparties de façon uniforme dans notre galaxie, elles passeraient indéfiniment inaperçues les unes des autres.”
source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_de_Fermi