• Photographie 06/09/2008

    En photographie, la gestion de la lumière représente probablement l’un des aspects les plus techniques à maitriser. Heureusement, l’outil numérique permet aujourd’hui de récupérer des images surexposées (trop de lumière) ou sous-exposées (pas assez), en ajustant la luminosité dans un logiciel de retouche d’images.

    Cependant, l’informatique ne peut pas tout. Considérez une photographie intégrant à la fois des parties sous-exposées et des parties surexposées. Par exemple, un coucher de soleil sur le Grand Canyon.

    Grand Canyon, Arizona, 2003

    Si vous augmentez la lumière d’ensemble, certains détails du canyon apparaitront. Mais le ciel perdra ses nuances en devenant trop clair.

    Si au contraire, vous baissez la lumière d’ensemble, le ciel sera mis en valeur, mais le canyon sera encore davantage plongé dans l’obscurité.

    Il n’y a guère d’autre solution que de rechercher un compromis entre ces deux clichés.

    Il est certes envisageable de relever la luminosité de certaines parties bien déterminées de l’image, sous Photoshop, “au pinceau” en quelque sorte. Mais l’opération est délicate, et la technique rencontre de toute façons ses limites, lorsque les parties sombres et claires sont intimement liées, et non localisées dans des régions bien séparées de l’image (comme dans la photographie précédente : le ciel en haut, le canyon en bas).

    Un nouveau procédé permet cependant d’obtenir des résultats inespérés : il s’agit de l’imagerie à grande gamme dynamique, plus connue sous la forme de son acronyme HDR (high dynamic range). Il s’agit grosso modo, pour le logiciel qui applique le procédé à une image, de réhausser les pixels sombres, et d’assombrir les pixels clairs, sans toutefois tendre vers une image fade et grisâtre.

    Voici ce la photographie du Grand Canyon traitée par HDR :

    Certains jugeront le résultat trop éloigné de la réalité, le procédé appliqué de manière abusive aboutissant à un effet trop marqué. Mais on peut aussi l’utiliser avec davantage de retenue, afin de ne pas trop dénaturer l’image originale.

    Voici deux autres exemples que j’ai obtenus en utilisant le logiciel Photomatix :

    Image originale (Biarritz 2008)

    Image traitée HDR

    Image originale (bords de Seine 2008)

    Image traitée HDR

    Ajout du 8 novembre 2008 : une photographie prise près de Thonon-les-Bains :

    Image originale

    Image traitée HDR

    Posté par Fabulatio à 12h51

  • 2 commentaires

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    • anne marie a écrit (

      Biarritz je préfère l’original!
      il y a trop de sombre comme deux grosses ombres!
      et pour le grand canyon alors là je n’aime pas du tout!

    • Olivier a écrit (

      Bonjour !

      Intéressant cette fonction HDR.
      Cependant il ne faut pas oublier d’autres concepts optiques et/ou esthétiques comme l’échelle des contrastes avec la distance (ou “perpective atmosphérique”, ainsi pour Biarritz le rocher très contrasté du 1er plan joue bien son rôle de “repoussoir” dans le cliché originel; atténué, la zone la plus contrastée devient le 2nd plan, l’ensemble perd donc du relief, notion importante dans la photo de paysage). Car pour les logiciels, les images ne sont que des pixels de couleur abstraits, et non des motifs figuratifs et donc hiérarchisés (1er plan, arrière-plan, etc).
      De même pour le Grand Canyon, si une clarté satisfaisante est récupérée (ou équilibrée), c’est la colorimétrie générale qui en patit : le ciel est en dominante chaude, le sol en dominante froide (car ombré) : il faudrait donc, dans une 2e étape “réchauffer” les rochers.
      Bref cela montre qu’une image reste un ensemble de notions complexes imbriquées les unes aux autres, sans parler des choix expressifs (excessifs ?) du photographe.
      Avec la banalisation actuelle des outils de prise de vue, l’éducation à l’image (lire, analyser, comprendre, créer) et l’éducation artistique sont plus que jamais nécessaires !

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  • Commentaires sur Le magenta n’est pas une couleur par FERRIERES 12 mars 2010
    merci pour votre démonstration . Qand on aborde ce sujet je rconnais qu'il faudrait le developer sur un plan plus aprofondi on ne peu ignoré l'origine du photon le quantum d'energie qui en résulte l'onde de probalitée qui le transporte . il est certain que l'oeuil fait le trie et la syntèse avant de transmetre le résulta au cerveau nous devons tenir compte de notre environnement car chaque objet réflechi suivant sa propre nature on dit qu'il rentre en résonance avec l'onde dont il a fait le trie. Il faudrait revoir avec prudence certain fondamentaux.
  • Commentaires sur Le magenta n’est pas une couleur par William Rosco 7 mars 2010
    En réalité toutes les "couleurs" sont des créations du cerveau, dans la nature il n'y a que des particules "incolores" se déplaçant.
  • Commentaires sur Le “contact” se fait attendre par Kevin Hinault 22 février 2010
    Et apparemment je ne suis pas le seul à y avoir pensé (le contraire m'aurait étonné), extrait de l'article sur le paradoxe de fermi : "De façon plus simple, il se peut que les civilisations technologiques avancées soient multiples, mais que la distance moyenne qui les séparent les unes des autres fasse que le temps de communication entre elles, effectué à la vitesse de la lumière, soit supérieur à la durée de vie moyenne d'une civilisation. Ainsi, par exemple, si chaque civilisation est distante de l'autre d'une distance de 5 000 années-lumières, elle ne peut communiquer avec sa voisine si sa propre durée de vie (limitée par exemple par l'autodestruction nucléaire, ou l'épuisement de ses ressources naturelles lié à une incapacité de colonisation planétaire) est inférieure à 10 000 ans, temps nécessaire pour un échange simple (émission d'un message puis réception de la réponse). C'est notamment l'objet d'une communication de février 2009 sur Arxiv[2] qui suggère que s'il y avait moins de 200 civilisations intelligentes réparties de façon uniforme dans notre galaxie, elles passeraient indéfiniment inaperçues les unes des autres." source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_de_Fermi
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