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  • Sciences 18/09/2008

    Dans les dix prochaines années, les États-Unis, la Chine, Israël, ainsi que des compagnies privées (comme Space Adventures) projettent de s’établir sur la Lune.

    La surface lunaire devrait pouvoir accueillir tout ce beau monde, sa superficie étant voisine de quatre fois celles des États-Unis. A l’heure actuelle, si la Lune était équitablement répartie entre les Terriens, chacun de nous aurait droit à l’équivalent d’un demi-hectare pour cultiver… euh, des centrales nucléaires miniatures ?

    Pourtant, certains emplacements seront plus intéressants que d’autres. Par exemple, seule la moitié de la surface lunaire se trouve face à la Terre ; il y a des ravins, des crevasses… Ainsi, les premiers colons pourraient bien se disputer les régions plates « orientées pleine Terre ».

    Lorsque des hommes planteront un drapeau sur une partie de notre satellite, cela leur donnera-t-il un droit de propriété ?

    Jusqu’à présent, le « traité de l’espace » (Outer Space Treaty), signé par plus de cent pays, garantit que la Lune et tous les objets célestes sont accessibles à l’humanité dans son ensemble, et qu’aucune nation ni quiconque ne peut en réclamer la propriété. Avis aux vendeurs d’étoiles !

    Le problème, c’est que le traité ne règle pas le problème des droits d’occupation des sols lunaires.

    Car ceux-ci se conçoivent indépendamment de la propriété. Par exemple, sur Terre, on peut légitimement bénéficier de droits d’occupation, sans être propriétaire du lieu que l’on occupe. Les locataires d’une maison ne peuvent pas être expulsés du jour au lendemain. Ils peuvent cultiver des salades dans leur jardin et interdire à un étranger d’y pénétrer.

    La question de ces droits d’occupation se pose naturellement pour les premiers colons lunaires. Quelle surface pourront-ils réclamer? Pourront-ils construire n’importe quel édifice ? Comme les frontières entre voisins seront-elles gérées ?

    On s'installe sur la Lune

    On s'installe sur la Lune

    L’affaire est prise très au sérieux par la Nasa qui a organisé un colloque à ce sujet, fin Août. Beaucoup de questions sont restées en suspens. On a pu y entendre des libéraux, soucieux de ne pas imposer trop de règles freinant la colonisation lunaire, et des adeptes d’une répartition plus contrôlée. Un scientifique de la Nasa a évoqué la possibilité suivante : suivre la même procédure d’attribution que celle des orbites terrestres géostationnaires. Il s’agirait de laisser aux premiers colons le choix de leur emplacement (« premier arrivé, premier servi »). Mais sans que cela leur confère un  droit de propriété. Les nations arrivant sur le tard auraient donc droit à leur propre territoire, même s’il est moins bien situé. Une manière de stimuler la course vers la Lune en conservant des principes d’équité.

    Mais qui décidera de ces règles d’occupation ? La Nasa, partie prenante, ou un organisme mondial indépendant qui reste à créer ?

    À lire (en anglais) : Un article à ce sujet sur le site de MSN Tech.

    Posté par Fabulatio à 8h02

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