• Vie quotidienne 18/08/2008

    Presque une cure de désintoxication numérique, des vacances dans un village de Lozère; je teste le concept chaque année. Pas un village reculé dans la forêt, au bout d’un GR. Non, un village placé au bord de la RN88, axe plutôt bien fréquenté entre Toulouse et Lyon.

    Il sera difficile de l’observer correctement sur une carte Google, les satellites semblant se désintéresser de l’endroit. Les paysages valent pourtant le coup d’œil.

    Dans ce village, il y a peu, tous les téléphones portables étaient muets. Soit. Un petit tour au col le plus proche n’a jamais tué personne, on s’y rendait bon gré mal gré pour consulter sa messagerie. On se rappelait même l’époque où l’on descendait à la cabine au fond du village pour appeler la ville, c’était un peu pareil.

    En télévision, on n’a jamais très bien capté les trois premières chaines, ni le son, ni l’image. La 5 et la 6 ? jamais vues, cachées qu’elles étaient sous la neige. Un jour, l’arrivée des paraboles a représenté un réel espoir ; mais le climat de la région les dérègle ou les détruit à chaque hiver. Pas glop.

    Pourtant, l’émetteur tv n’est pas loin. C’est qu’un col mal placé empêche le signal de parvenir au village. En 2011, la TNT doit être installée sur tous les émetteurs, et remplacer la télévision actuelle, abandonnée. Il sera donc impossible, dans trois ans, de capter quoi que ce soit, et l’on passera de trois chaines à… zéro.

    Évidemment, ahah, le village n’est pas dégroupé. La facturation téléphonique est exorbitante, à l’abonnement s’ajoutent des communications locales et nationales particulièrement coûteuses. Heureux les citadins qui téléphonent pour rien.

    Se connecter à internet est possible ici. Il suffit de décrocher son téléphone et de brancher son modem 56K. La piètre qualité des lignes de téléphone garantit un débit entre 0 et 3 Ko/s. Une page d’accueil du monde.fr pèse… beaucoup trop. Consulter Gmail ? à la rigueur en mode html.

    Via Outlook, les réceptions d’emails ne peuvent dépasser 1,5 Mo. Au-delà, logiciel et utilisateur raccrochent. L’antivirus, lui, condamne les dix premières minutes de chaque connexion pour actualiser ses bases virales. Tous les mardis, on consacre la soirée à la mise à jour Windows de la semaine ; heureusement il n’y a pas école le lendemain.

    Le bon côté des choses, c’est que dans le village, les ondes sont absentes. Les peureux du wifi et des autres émetteurs radio/tv/tnt peuvent venir se laver de tout l’électromagnétisme du monde. Car la seule émission qui parvienne sans encombre ici, c’est le champ magnétique terrestre ! Mais tiendront-ils longtemps dans ce désert numérique ?

    Posté par Fabulatio à 23h02

  • 5 commentaires

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  • Commentaires sur Le magenta n’est pas une couleur par FERRIERES 12 mars 2010
    merci pour votre démonstration . Qand on aborde ce sujet je rconnais qu'il faudrait le developer sur un plan plus aprofondi on ne peu ignoré l'origine du photon le quantum d'energie qui en résulte l'onde de probalitée qui le transporte . il est certain que l'oeuil fait le trie et la syntèse avant de transmetre le résulta au cerveau nous devons tenir compte de notre environnement car chaque objet réflechi suivant sa propre nature on dit qu'il rentre en résonance avec l'onde dont il a fait le trie. Il faudrait revoir avec prudence certain fondamentaux.
  • Commentaires sur Le magenta n’est pas une couleur par William Rosco 7 mars 2010
    En réalité toutes les "couleurs" sont des créations du cerveau, dans la nature il n'y a que des particules "incolores" se déplaçant.
  • Commentaires sur Le “contact” se fait attendre par Kevin Hinault 22 février 2010
    Et apparemment je ne suis pas le seul à y avoir pensé (le contraire m'aurait étonné), extrait de l'article sur le paradoxe de fermi : "De façon plus simple, il se peut que les civilisations technologiques avancées soient multiples, mais que la distance moyenne qui les séparent les unes des autres fasse que le temps de communication entre elles, effectué à la vitesse de la lumière, soit supérieur à la durée de vie moyenne d'une civilisation. Ainsi, par exemple, si chaque civilisation est distante de l'autre d'une distance de 5 000 années-lumières, elle ne peut communiquer avec sa voisine si sa propre durée de vie (limitée par exemple par l'autodestruction nucléaire, ou l'épuisement de ses ressources naturelles lié à une incapacité de colonisation planétaire) est inférieure à 10 000 ans, temps nécessaire pour un échange simple (émission d'un message puis réception de la réponse). C'est notamment l'objet d'une communication de février 2009 sur Arxiv[2] qui suggère que s'il y avait moins de 200 civilisations intelligentes réparties de façon uniforme dans notre galaxie, elles passeraient indéfiniment inaperçues les unes des autres." source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_de_Fermi
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